Placé en redressement judiciaire, Camaïeu n’a toujours pas de repreneur ni d’investisseur

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Recherche investisseurs ou repreneurs désespérément. A en croire la CGT, syndicat majoritaire chez les salariés, l’entreprise de prêt-à-porter nordiste, Camaïeu, placée en redressement judiciaire depuis la fin juillet, « ne dispose, pour l’instant, d’aucune intention ou offre de reprise ». Et ce, à quelques jours de l’échéance du tribunal de commerce de Lille. « Le risque, c’est la liquidation judiciaire », souligne Thierrry Siwik, délégué CGT.

Créée en 1984, à Roubaix, dans le Nord, l’enseigne d’habillement féminin est en cessation de paiements, deux ans après sa reprise par la Financière immobilière bordelaise, société fondée par l’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon. A l’époque, le nouvel actionnaire avait réduit les effectifs de 3.100 à 2.600 salariés et le nombre de magasins de 630 à 510.

Renflouer la trésorerie

C’est le mercredi 28 septembre que les dirigeants de Camaïeu doivent présenter au tribunal de commerce leur plan de continuation pour relancer l’entreprise. « L’actionnaire doit fournir 15 millions d’euros pour renflouer la trésorerie et apporter les gages nécessaires pour le plan de financement », s’inquiète Thierry Siwik.

Il y a une dizaine de jours, un « préprojet » a été présenté aux juges-commissaires du tribunal de commerce de Lille, puis, le lendemain, aux représentants du personnel, précise un porte-parole de la firme, selon Le Monde. L’ampleur du plan social n’était pas détaillée, mais la CGT estimait qu’environ 700 postes étaient menacés.

« Quinze fonds d’investissement démarchés »

Jeudi, lors d’une assemblée générale, le délégué CGT se montrait encore plus pessimiste. « Il reste une semaine pour convaincre sinon, ce sont 2.600 personnes qui risquent de se retrouver sans emploi si le projet de la direction n’est pas accepté par le tribunal », avance Thierry Siwik à 20 Minutes.

Ce dernier assure qu’avec la CGT, « quinze fonds d’investissement ont été démarchés pour sauver la société ». « Nous n’avons eu que trois réponses », déplore-t-il.

Contactée, la direction de Camaïeu n’a pas donné suite.

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